pediatrie

La pédiatrie est une branche spécialisée de la médecine qui étudie le développement psycho-moteur et physiologique normal de l’enfant, ainsi que toute la pathologie qui y a trait (maladies infantiles), de la naissance à la période postpubertaire où il devient adulte ; c’est la médecine des enfants, l’enfant étant défini en droit comme tout sujet âgé de moins de 18 ans (article 1er de la Convention relative aux droits de l’enfant). Le médecin spécialisé en pédiatrie s’appelle le pédiatre.

pediatrie.La pédiatrie est développée de manière très inégale suivant les régions : très occidentalisée au nord (Maghreb notamment) et au sud, très erratique dans l’Afrique subsaharienne où elle fait l’objet d’un effort particulier de la communauté internationale en raison de deux périls particuliers (nutritionnel et infectieux) qui, avec la faible prise en charge obstétrique en zone rurale (rôle des matrones), restent l’une des causes d’une forte mortalité infantile (Un enfant sur quatre meurt avant 5 ans et dans certaines zones, c’est un enfant sur deux)[réf. nécessaire]. Ceci, sans compter les obstacles culturels, notamment la persistance et le fatalisme de la médecine traditionnelle africaine concernant les enfants, et surtout, les guerres tribales meurtrières.

Au niveau nutritionnel, on note en effet des affections spécifiques dans cette partie du monde africain :
le syndrome de malnutrition protéïnocalorique du sevrage, avec le cas dit des « enfants rouges » et ses deux états au pronostic vital engagé : le marasme (une maigreur extrême, l’atrophie des muscles, la peau flasque et plissée donnant à l’enfant d’un an un masque de vieillard) et le kwashiorkor (avec les œdèmes du corps et du visage, la peau craquelée, décolorée, tombant en lambeaux, les cheveux roux et cassants, une apathie et le refus de s’alimenter). Ceci est à l’origine de programmes d’alimentation supplémentée par des aliments enrichis en produits locaux et des formules de sevrage qui sont produites à l’échelle industrielle dans plusieurs pays par des agences des Nations unies, et, en particulier, par l’UNICEF. Ces produits sont distribués par les centres de PMI aux enfants des crèches, des jardins d’enfants, des écoles.pediatrie L’un des obstacles majeurs à cette politique résulte des traditions familiales, avec la nécessité (et la difficulté) d’éduquer les mères, l’anémie nutritionnelle, due à des carences simultanées : déficit en protides, en fer et en vitamines nécessaires à la maturation des globules rouges (vitamine B12 et acide folique). Ce type d’anémie est souvent associé à des anémies d’origine parasitaire,
la diarrhée des farineux, due au régime fortement ou exclusivement glucidique (bouillies de mil, de riz, de manioc, etc.). Cette pathologie peut être amplifiée de façon catastrophique par une infection microbienne, virale ou parasitaire du fait, notamment, de la pollution de l’eau. Elle peut aboutir à une gastro-entérite avec des vomissements qui accentuent la déperdition d’eau et de sels. Or une déshydratation importante conduit à la toxicose, qui constitue une part importante de la mortalité infantile,